Lundi 23 avril a 15h avait lieu la réunion faite à la demande des adhérents de l'ARJ avec Monsieur René Benoît,
Maire de Dinan, Monsieur Didier Lechien, premier adjoint et Monsieur Urvois, commandant de Police. Nous étions plus de cinquante à être venus montrer notre exaspération et porté nos doléances à
la connaissance du premier magistrat de la ville. Le mouvement s'élargit puisqu'aux habitants des rues du Jerzual et du Petit Fort, se sont ajoutés des résidents des rues du Roquet, de l'Ecole et
Haute-Voie.
L'ordre du jour était de parler toujours et encore du problème non résolu des nuisances nocturnes dans
le Jerzual :
-le tapage nocturne cause de tous les problèmes rencontrés avec les déambulations et les vociférations de
personnes passablement alcoolisées se rendant au Rive Gauche ou en revenant, rendant le sommeil des riverains impossible.
Plusieurs personnes ont pris la parole, expliquant chacune les impacts négatifs subis à cause de ces nuisances
nocturnes
-un propriétaire ne parvenant pas à louer facilement sa maison (ou alors avec une rotation rapide des locataires
et en abaissant le loyer)
-une dame de la rue ayant patiemment rénové sa maison au fil des ans avec son mari et dont les enfants, à chaque
séjour dans la maison familiale, déplorent le week-end infernal passé, éveillés une grande partie de la nuit et qui disent à leur mère que plus tard ils ne garderont pas la maison
-plusieurs propriétaires anglo-saxons de gîtes (une vingtaines de locations touristiques dans la rue) qui sont
contraints soit de faire des remboursements à leur client (car ceux-ci n'ont pas dormi), soit doivent donner des précisions quant à la qualité de l'isolation phonique de leur logement suite aux
demandes de clients potentiels suite aux remarques vues sur certains sites en ligne de voyage et non des moindres (Trip advisor, Rick Steve) concernant le bruit dans la rue les fins de
semaine
-une dame propriétaire de Chambres d'hôtes qui se refuse à louer les fins de semaine pour veiller au bien-être
de ses clients, sachant que si elles leur louait une chambre ils ne dormiraient pas : important manque à gagner
-départ de certains habitants (et certains là depuis plusieurs générations) et baisse de la valeur mobilière des
maisons
-mauvaise image de marque de la rue du Jerzual et a fortiori de la ville qui se targue d'être cité touristique
et axe sa communication sur ce créneau car sur internet, les informations circulent très vite: la carte postale est écornée !!!
-dégradations en tous genres (poubelles déscellées, bancs de granit cassés, vitres brisées, véhicules
endommagés, plantes arrachées, salissures....)
Tous dommages liés à la présence du Rive Gauche.
La réaction du Maire de Dinan :
-conscience du problème mais dans "lincapacité d'agir" selon ses dires pour règler la situation, mis à part le
transfert suggèré ??? du Rive-Gauche de messieurs Fabrice Mazoyer et laurent Vennin, les jeunes, les "garçons" qui tiennent bien leur bar de nuit et sont désolés du désagrément causé aux
riverains et moralement exténués (que dire de nous autres riverains qui passons des nuits blanches, c'est de tout repos???) par la situation à tel point qu'ils envisagent :
-d'arrêter leur activité
-de changer d'activité
-de déménager (transposer leur discothèque dans la Zone d'Activités des Alleux).
Cette dernière solution est à peine envisageable car cela ferait un grand vide dans l'espace... un
week-end sans bruit : source de traumatisme !!! On n'a plus l'habitude !!!
Dans le cas d'un transfert, un problème financier énorme se profile pour messieurs Mazoyer et Vennin :
où trouver l'argent ? Parce que 260 000 euros annuels de chiffre d'affaires, c'est juste !!!
En attendant la réalisation, nous avons demandé la fermeture du Rive Gauche à 2h comme pour les bars de nuit du
haut de la ville. Selon le maire c'est impossible. Or il existe une circulaire n°NOR IOC A 1005027C du 19 février 2010 qui dit le contraire. Malgré que rappel lui en a été fait, M. le Maire
persiste dans l'impossibilité d'appliquer cette loi.
Et pourtant il est écrit "La disposition nouvelle, instituée par l'article 15 du décret du 23 décembre
2009, ne remet pas en cause le pouvoir que détiennent les maires, en application de l'article l.2212-2 du code général des collectivités territoriales, de prendre au titre de leur pouvoir de
police, dans leur commune, une disposition plus restrictive, compte tenu des circonstances locales"
Nous avons fait part à monsieur le maire de notre exaspération de ne pas voir le problème solutionné. M.
le Maire a de nouveau insisté sur les patrouilles de police : nous en avons profité pour faire remarquer qu'il était étonnant que lors des appels à la Police nationale, on nous répondait que la
patrouille était occupée ailleurs.
M. Le maire a alors envisagé la possibilité de recourrir à l'emploi d'un service de sécurité avec chiens...payés
par la ville . Nous avons vivement réagi en arguant du fait que, les nuisances étant liées à la présence du Rive Gauche, il en incombait à celui-ci de devoir payer la facture d'un service de
sécurité privé...
Il a ensuite évoqué la possibilité d'installer un système de vidéo-surveillance... à quel coût ? les caisses
publiques sont presque vides, il nous semble, sans compter que les caméras vidéo n'enregistrent pas les sons !!! Et puis Big Brother dans le Jerzual, c'en serait fini de notre vie de "village"
!!! Mieux vaut solutionner le problème en amont que de faire de la répression le meilleur garant de la tranquilité des riverains !!!
Nous avons fait part au premier magistrat de la ville, que si rien n'était fait dans les meilleirs délais, nous
envisagions d'entamer une action juridique...affaire à suivre...